Contact avec un défunt en écriture

Contact avec un défunt en écriture

Comment se fait-il que je sois arrivé là ?

Qu’en est-il advenu de moi ?

Ma chère sœur, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive.

L’état dans lequel je me trouve me laisse sans voix.

Inextricablement, je m’envole vers une destination inconnue.

Comme flottant dans l’air aussi léger qu’une plume, voletant dans tous les sens sans pouvoir me freiner comme si rien ne pouvait m’arrêter.

Pourquoi me retrouvais-je en ces lieux au combien silencieux dont je ne connais nullement l’existence si ce n’est qu’un fait étrange comme porté par un courant au combien familier mais aussi effrayant.

Oh ma sœur, pourquoi la vie ne nous a-t-elle pas réuni ? Pourquoi n’ai-je pas connu ces délices aux goûts de miel et de fiel ?

Au lieu de cela, je vous vois et me trouve sans voix.

Je voudrais vous crier tout cet amour que j’ai pour vous mais sans voix, je suis aux émois de ne pouvoir vous crier mon désespoir, de ne pouvoir vous serez dans mes bras.

Ma vie se résume à cela, je me trouve prisonnier d’une histoire au combien sinistre, prisonnier d’un état duquel je ne peux sortir comme étant de l’autre côté du miroir.

Je vous vois et je reste sans voix avec cette barrière qui ne veut laisser passer le son de ma voix.

Ma chère sœur, j’aimerais vous crier ô combien je vous aime.

J’aimerais tant vous serez tout contre moi mais cela m’est impossible car mon corps est comme un brouillard dans lequel on s’enfonce, un corps sans vie dans lequel je vis.

Est-ce cela que l’on appel être mort ?

Suis-je condamné à errer comme un damné ?

Pourquoi ne puis-je point partir ailleurs pour un monde meilleur ?

Mon désespoir est-il la raison de mon calvaire, de cette attente interminable ?

Lorsque je vous vois belle et rayonnante, je suis en joie mais je ne peux vous parler, vous toucher.

Cet état dans lequel je me trouve m’attriste au plus au point.

Faites je vous prie que je puisse retrouver la paix, mon âme vous le crie car je suis prisonnier d’un monde de souffrance.

Oh ma sœur, aidez-moi à partir avec l’aide de Dieu. Je vous supplie à genoux !» Reçu en écriture en 2012 par Brigitte Dhéron

Laisser un commentaire